Comment penser en droit nos a priori ? L’exemple des situations en mouvement

Contribution à des Mélanges.

Editions Larcier et Lexis-Nexis, en préparation.

Les facultés, écoles ou académies de droit reposent sur deux jambes. La première se veut professionnalisante. Le droit requiert dans sa pratique un niveau exigeant d’expertise et les publics de ces différentes institutions doivent y être préparés. La deuxième jambe a une dimension savante. Le droit se présente aussi comme une recherche sur les soubassements des énoncés juridiques, leurs origines, leurs sens, leur résonance les uns avec les autres, etc.

Au titre de cette deuxième dimension, une place peut être faite à l’analyse de la part implicite du droit. C’est à ce titre qu’intervient notamment ce que nous appelons ici « les a priori ». Tout juriste qui se saisit d’un objet (personne, bien, acte, fait) a, qu’il le veuille ou non, qu’il en ait conscience ou non, une certaine conception a priori de cet objet auquel il va s’efforcer d’appliquer ses constructions. La question peut alors être posée de savoir comment nous pouvons essayer comme juristes de tenter d’approcher ces a priori.

En hommage à [XXX], dont l’œuvre universitaire se caractérise par un souci de recherche permanent, je voudrais essayer d’embrasser ce questionnement à propos d’un objet bien particulier : « les situations en mouvement »[1].

(…)


[1] L’objet a été choisi en résonance avec le projet de recherche IFITIS sur les circulations totales au-delà du contrôle et le droit (IUF senior – 2016-2021). Pour une présentation du projet : http://www.universitates.eu/jsberge/?p=21027