C’est bientôt la rentrée !

L’occasion de partager deux expériences pédagogiques : le commentaire d’affirmation et le cas pratique inversé.

De quoi s’agit-il ?

Ci-dessous, deux présentations méthodologiques rédigées à l’attention des étudiants (tous niveaux).

Méthodologie du commentaire d’affirmation

Cet exercice a pour finalité de mesurer votre aptitude à utiliser vos connaissances dans un travail de démonstration argumentative. Il est destiné à vous préparer aux situations dans lesquelles vous aurez comme juriste à réagir aux propos les plus divers et les plus contradictoires.

L’affirmation peut consister en un énoncé brut (exemple tiré du programme de 1re année de licence : « la jurisprudence n’est jamais l’égale de la loi »). Elle peut également porter un document (doctrine, texte, jurisprudence ; exemple tiré du programme de 1re année de licence : « A la lecture combinée des articles 4 et 5 du Code civil [reproduction des textes], on peut dire que le juge a nécessairement un pouvoir créateur de droit »).

Sur le plan méthodologique, l’exercice ne pose pas de difficultés particulières. Voici quelques conseils néanmoins :

  • commencez par annoncer la position (pro ou contra) que vous entendez soutenir ;
  • définissez les termes de l’affirmation ;
  • formulez la ou les questions à l’origine de l’affirmation ;
  • analysez de façon critique (positive ou négative), la réponse que l’affirmation entend donner à ces questions en vous appuyant sur les textes ou la jurisprudence pertinents ;
  • reformulez l’affirmation si nécessaire de manière à ce qu’elle vous semble la plus conforme à la position que vous soutenez.

L’ensemble ne doit pas dépasser un certain volume (1 page recto verso). En effet, c’est un exercice de synthèse qu’il faut prendre le temps de préparer au brouillon. Votre travail peut faire apparaître un plan, mais ce n’est pas une obligation.

Méthodologie du cas pratique inversé

Cet exercice a pour objectif de vous amener à réfléchir de manière précise et circonstanciée à la façon dont le droit se concrétise autour de situations que vous avez vous-même à imaginer et à traiter juridiquement.

Une situation est un cas plus ou moins complexe. Elle est l’occasion pour vous d’identifier les éléments de fait pertinents et surabondants au traitement juridique de la problématique.

Cette problématique est suggérée par le thème du sujet.

Il peut porter sur un point précis du cours ou avoir un caractère plus transversal (exemples tirés du programme de 1re année de licence : « L’application de la loi nouvelle aux contrats en cours » (sujet précis) ; « Le revirement de jurisprudence » (sujet transversal)).

Sur le plan méthodologique, l’exercice ne pose pas de difficultés particulières. Voici quelques conseils néanmoins :

  • commencez par problématiser le sujet (10 lignes minimum !) : vous devez formuler et ordonner les différentes questions que suggère pour vous la thématique du sujet ; à ce stade, vous n’avez pas à répondre aux questions ; vous devez simplement les identifier et les organiser de manière claire et cohérente ;
  • présentez la situation de fait que vous avez imaginée pour illustrer la problématique (dans les cas complexes, on veillera à faire évoluer la situation de manière à donner une amplitude maximale à l’analyse juridique – attention : évitez de présenter une succession de mini-cas qui n’auraient pas de rapports entre eux, cela édulcore votre propos qui risque alors d’être jugé trop superficiel) ;
  • annoncez les différentes voies de traitement juridique de votre cas ;
  • éprouvez lesdites voies en vue de la résolution du cas ;
  • indiquez in fine la solution (il peut en avoir plusieurs) qui semble la plus adaptée au traitement du cas.

L’ensemble doit former un certain volume (1 feuille double) pour illustrer la problématique du sujet.