Libre tribune : PEDR ou la grande frustation !

publié le 25 novembre, 2021


Dans le jargon universitaire, la PEDR veut dire « Prime d’encadrement doctoral et de recherche ».

Elle correspond, selon les universités et les grades, à un 13e, voire 14e mois de rémunération. Ce n’est donc pas rien.

En 2027, c’est-à-dire après la fin du prochain mandat présidentiel (il peut se passer bien des choses d’ici là), elle devrait être généralisée.

En attendant, cela fait des décennies qu’elle est attribuée selon un processus ultra-sélectif.

Sans évoquer un quelconque cas personnel, je suis, cette année encore, frappé par la capacité qui est la nôtre à produire et à devoir accepter à grande échelle un tel niveau de frustration.

Nous gérons une véritable pénurie de PEDR de sorte que d’excellents dossiers sont disqualifiés, tant par l’instance nationale (CNU – voir, en ce sens, l’excellent dernier rapport rendu public de la section 02 (droit public) par exemple), que par les instances locales (Conseil académique).

Nous avons des chercheurs qui travaillent sans relâche, qui publient, qui assument des responsabilités collectives, qui encadrent des thèses et des HDR et qui se voient répondre : vous êtes très bons mais nous n’avons pas assez de supports et nous devons vous sacrifier !

Quelle est l’organisation qui est capable de fabriquer un tel niveau de frustration (il y a ce mécanisme mais il y en a bien d’autres de ce type) ?

Réponse : l’université, c’est-à-dire un lieu d’intelligence et d’effort !

Faudra bien qu’un jour tout cela change !