Partout, c’est la même analyse qui remonte.

Face aux difficultés structurelles auxquelles nos universités sont confrontées depuis des décennies, on assiste à une montée des petits jeux politiques, une perte du sens universitaire de notre engagement, le positionnement dans les diverses gouvernances de collègues ne disposant pas – ou pas encore – d’une visibilité locale, nationale ou internationale dans le cœur de notre métier qui est la recherche.

On assiste à une standardisation des enseignements du L au M, les rares cours connectés à des thématiques de recherche innovante étant évincés au profit de cours standards.

Si on laisse filer les choses, nous aurons demain des porteurs de référentiels disposés à imposer à leurs collègues de suivre tel ou tel programme.

Et pourtant, l’Université reste une chance formidable.

L’Université à la Française, c’est le miracle de toutes ces initiatives pédagogiques et de recherche originales, en rupture, qui permettent à des électrons encore libres de nourrir une réflexion collective.

Tout le contraire d’une université d’apparatchiks !

Jean-Sylvestre Bergé

(*) L’auteur de ce billet s’exprime à titre purement personnel, indépendamment des responsabilités et fonctions qu’il occupe actuellement ou qu’il a occupées par le passé dans diverses institutions universitaires.